dimanche 3 avril 2011

eu MOV – entraînement de la mémoire orthographique visuelle et de la mémoire de travail

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Jeu MOV – entraînement de la mémoire orthographique visuelle et de la mémoire de travail
03/04/2011
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ou comment mémoriser l’orthographe des mots de façon ludique sans passer des heures à recopier des lignes!

Introduction
Ce jeu a été créé, il y a plusieurs mois. Mais il nous a fallu fournir un travail important pour vous le présenter aujourd’hui. Nous espérons que ce jeu répondra pleinement à vos attentes et qu’il suscitera l’envie parmi les personnes qui l’utiliseront de créer d’autres jeux dans la même philosophie.

Matériel
un plateau de jeu
un dé à six faces
un pion pour chaque joueur
des cartes avec les mots à mémoriser ou un dispositif permettant leur affichage (Diaporama ou Frilexie)

Constats
Nous avons remarqué en pratique qu’il était difficile pour certains patients de mémoriser l’orthographe d’usage (orthographe lexicale) des mots.

Lorsque nous utilisions des méthodes de présentation des mots avec comme objectif la mémorisation de l’orthographe et que nous demandions à ces patients de « photographier » le mot, de « photographier » toutes les lettres du mot, nous nous aperçûmes que certains d’entre eux ne faisaient jamais appel à leur mémoire visuelle et recouraient uniquement à une stratégie de subvocalisation des lettres du mot.

Cette stratégie permet certes de mémoriser l’orthographe du mot pendant quelques instants, mais notre expérience montre qu’elle est souvent trop coûteuse sur le plan des ressources cognitives pour permettre une mémorisation sur le long terme.

Il est à noter que si nous analysons nos propres stratégies de mémorisation et de récupération de l’orthographe d’usage des mots, nous pouvons nous rendre compte que nous recourons plus ou moins fréquemment à une stratégie de subvocalisation. Mais comme en témoignent les épreuves de décisions lexicales, nous n’utilisons pas uniquement une mémorisation auditive des lettres constituant un mot et faisons également appel à la mémoire orthographique visuelle.

Néanmoins, il s’avère que pour certains patients le recours quasi-exclusif à une stratégie de subvocalisation pour la mémorisation de l’orthographe lexicale ne permet pas de constituer le lexique orthographique. Il convient donc de trouver un dispositif permettant de contourner la stratégie de subvocalisation pour favoriser l’utilisation de la mémoire visuelle.

Principe thérapeutique du jeu
Le jeu MOV s’appuie sur le modèle de la mémoire de travail développé par Baddeley et Hitch (1974) et actualisé par Baddeley (2000) et sur les modèles des stratégies cognitives en lecture et en orthographe.

L’objectif thérapeutique du jeu est de contourner le recours à la boucle audio-phonatoire pour renforcer l’utilisation du calepin visuo-spatial pour la mémorisation de l’orthographe lexicale.


Schéma de la mémoire de travail en lien avec les composantes de la mémoire à long terme
Le jeu consiste donc en la présentation de mots isolés à mémoriser visuellement, à « photographier ». Une fois le mot présenté, l’orthophoniste le cache. Puis il demande au joueur de lancer un dé. En fonction du chiffre donné par le dé, le joueur devra effectuer une tâche précise pour s’assurer que l’information orthographique du mot est bien mémorisée :

Face 1 – Épeler le mot à l’endroit
Face 2 – Énoncer le nombre de lettre du mot
Face 3 – Énoncer le nombre de voyelles contenues dans le mot
Face 4 – Énoncer le nombre de consonnes contenues dans le mot
Face 5 – Épeler une lettre sur deux (en commençant par la première)
Face 6 – Épeler le mot à l’envers
Comme le joueur ne connaît pas à l’avance la tâche qu’il devra accomplir, il ne peut anticiper celle-ci. Par ailleurs, comme les tâches demandées s’avèrent très difficiles si l’on s’appuie uniquement sur une stratégie de subvocalisation (boucle audio-phonatoire), le joueur devra, pour réussir, recourir à sa mémoire visuelle et s’appuyer sur le calepin visuo-spatial.

Si le joueur commet une erreur lors de la réalisation de la tâche, l’orthophoniste propose à nouveau une séquence de mémorisation du mot. Puis une fois le mot caché, le joueur est invité à relancer le dé et doit effectuer une nouvelle tâche en fonction du chiffre indiqué par le dé.

L’objectif est de ne jamais rester sur une échec. C’est pourquoi nous tenions à valoriser et à renforcer les réussites.

Objectifs thérapeutiques
Entraîner la mémoire visuelle orthographique
Renforcer l’utilisation du calepin visuo-attentionnel dans les tâches impliquant la mémoire de travail
Développer le lexique visuel orthographique (stock lexical orthographique)
Améliorer les stratégies visuo-orthographique et lexicale impliquées en lecture et en orthographe.

Schéma des stratégies d'identification du mot écrit (lecture)

Schéma des procédures impliquées dans la production orthographique
Présentation et sélection des mots à mémoriser
Pour la présentation des mots à mémoriser, vous pouvez créer des cartes, utiliser un diaporama ou utiliser le module Frilexie du logiciel Frilogos.


Exemple de cartes pour le jeu MOV
Dans le cadre de l’utilisation du logiciel FriLogos, nous vous invitons à entrer la liste de mots à travailler dans le navigateur de mots. Sélectionnez ensuite votre fichier de mots, dans le panneau de configuration du module Frilexie. Nous vous recommandons la configuration suivante pour avoir une présentation des mots, confortable visuellement :

Taille de police : 80
Casse : minuscule
Temps d’exposition : en 7000 et 10000 ms (7 à 10s)
Mode flash

Aperçu de la présentation d'un mot avec un diaporama ou avec Frilexie (FriLogos)
Pour sélectionner les mots à travailler, il est possible de commencer par des mots invariables, comme ceux que nous vous proposons en exemple. Vous pouvez également recourir à la base lexicale Open Lexique pour effectuer des recherches de mots en fonction de certaines propriétés linguistiques du mot (graphèmes, fréquence, nombre de voisins orthographiques, etc.)

Règles du jeu
Nombre de joueurs
1 joueur ou plus

Niveau
au minimum un à deux ans d’apprentissage de la lecture
une stratégie d’identification des mots écrits par médiation graphophonétique relativement stable et efficace (voie d’assemblage)
But du jeu
Parvenir jusqu’à la case d’arrivée (rectangle jaune).

Présentation des règles et d’une partie
Comme le jeu s’inspire des principes du jeu de l’oie, les joueurs disposent d’un pion sur la case de départ (carré jaune).

Le plateau de jeu contient quelques cases « spéciales » :

Cases vertes : qui permettent d’avancer jusqu’à la case verte suivante
Cases noires : qui font reculer jusqu’à la case noire précédente

Plateau du jeu MOV
Remarques :

Ces cases ne peuvent fonctionner qu’une seule fois par tour et par joueur
La première case noire et la dernière case verte ne sont que des cases d’arrivée.
Présentation d’un tour de jeu
Un tour de jeu se déroule de la façon :

Un mot à mémoriser est présenté à l’ensemble des joueurs
Une fois le mot caché, chacun leur tour, les joueurs vont lancer le dé et répondre à la question correspondant au chiffre indiqué par le dé
Pour ne pas avantager certains joueurs en fonction l’ordre de la participation des joueurs pendant le tour, il est possible de faire varier cet ordre
Si le joueur répond de façon juste à la question, il avance d’un nombre de cases correspondant à la somme du nombre de lettres oralisées ou dénombrées en réponse à la question et du nombre indiqué par le dé. Par exemple : pour le mot « toujours », et pour un lancé de dé qui tombe sur le 5. Le joueur épelle une lettre sur deux : T – U – O – R. Comme il oralise 4 lettres et que le dé indique 5, il peut faire avancer son pion de 5+4 soit 9 cases. Nous avons été obligé d’introduire cette complexité car lors des premières expérimentations de ce jeu, le nombre de cases pour avancer en cas de réussite correspondait au chiffre indiqué par le dé. Mais quand certains patients se trouvaient par exemple à trois cases d’une case noire (case « opposant ») et qu’ils obtenaient 3 avec le dé, ils faisaient exprès de commettre une erreur pour avoir à rejouer, à relancer le dé afin de ne plus tomber sur la case noire.
Si un joueur commet une erreur dans sa réponse. L’orthophoniste l’invite à photographier à nouveau le mot et à relancer le dé.
Lorsque chaque joueur a pu répondre à la tâche pour un mot donné et avancer sur le plateau en conséquence, le tour est fini.
Un nouveau tour commence par la présentation d’un nouveau mot à photographier.
Fiche résumée des règles
Une fiche résumée des règles est fournie avec les annexes du jeu.


Fiche résumée des règles du MOV
Dé pour le MOV
S. JACQUES (orthophoniste) a spécialement conçu un dé à six faces pour le MOV. Ce dé permet de concevoir des variantes du jeu MOV et d’offrir un entraînement de la mémoire orthographique visuelle, même en l’absence du plateau du jeu.




Patron du dé à six faces pour le MOV
Perspectives
Comme ce jeu est sous licence libre, il est possible de l’utiliser dans le cadre d’une recherche clinique afin d’en mesurer l’efficacité sur des personnes présentant une dyslexie-dysorthographie dyséidétique. Il peut être également utiliser à la suite d’un entraînement avec le jeu Open Logatomes pour des personnes présentant une dyslexie-dysorthographie mixte.

Par ailleurs, comme ce jeu peut fonctionner avec les langues alphabétiques reposant sur une correspondance graphème-phonème plus ou moins régulière, nous souhaitons le traduire afin qu’il puisse être utilisé par nos collègues travaillant dans une autre langue.

Liens
Plus d’informations sur Frilexie (FriLogos) : site officiel et notre article pour la prise en main du logiciel

Plus d’informations sur Open Lexique (pour créer des listes de mots) : site officiel et notre article pour la prise en main de la base de données lexicales

Plus d’informations pour créer un diaporama : rendez-vous sur la nouvelle suite bureautique libre : Libre Office

Téléchargement
Notice du jeu MOV

Annexes du jeu MOV (fiche résumée des règles, plateau de jeu, dé à six faces)

Licence
R. SAMIER (jeu MOV)

S. JACQUES (Dé du MOV)

Contributions et Logiciels Libres en Orthophonie – Logopédie

Licence : Creatives Commons BY-SA 2.0

Sources Clipart : Open Clipart

printable die dice by Pat! / snifty

six sided dice by Brian Burger/Wirelizard Design / wirelizard

Licence : Public Domain CC0 PD Dedication

dimanche 27 février 2011

L'imagerie cérébrale pour évaluer la dyslexie

Une école de médecine américaine a révélé que l'utilisation de l'imagerie cérébrale chez les adolescents dyslexiques pouvait permettre de prédire quels patients pourraient par la suite surmonter plus facilement leur handicap.

La dyslexie se caractérise souvent par des difficultés dans l'apprentissage du langage oral, dans l'orientation dans l'espace, dans la mémorisation et la lecture. Corriger ce trouble demande souvent l'intervention d'un orthophoniste ainsi que plusieurs exercices.
Aujourd'hui les chercheurs de l'école de médecine de Stanford, aux Etats-Unis, expliquent que l'imagerie cérébrale pourrait permettre de déterminer quels adolescents dyslexiques pourront être capables de corriger leur problème.

Ainsi, ils ont effectué une IRM fonctionnelle afin d'observer comment le cerveau de 14 adolescents dyslexiques réagissait lors d'un exercice de lecture.

Trente mois plus tard, l'imagerie cérébrale a de nouveau été utilisée pour observer l'activité du cerveau lors du même exercice et il est apparu que les adolescents disposant des meilleurs connexions dans le gyrus frontal droit et utilisant davantage cette partie du cerveau se seraient plus sensiblement améliorés.

Le Figaro explique que le gyrus frontal droit est souvent sollicité comme compensatoire par les personnes dyslexiques alors que pour les lecteurs normaux, la partie gauche du cerveau est plus utilisée.

Pour autant, cette découverte ne convient pas à l'ensemble des enfants dyslexiques explique Ghislaine Dehaene, spécialiste de l'unité de neuro-imagerie cognitive du CEA à Saclay :

"Cette étude ne doit pas faire oublier que chaque enfant est unique et la dyslexie un phénomène complexe qui résulte de multiples facteurs. Une difficulté à distinguer certains sons semble cependant un facteur de risque important pour l'apparition ultérieure de la dyslexie et pourrait être détectée à la naissance dans des familles particulièrement touchées. Ce type d'étude reposant sur l'imagerie cérébrale peut aussi nous donner des pistes à explorer pour aider les enfants à compenser leur déficit".

Cinq enfants sur 100 sont concernés par la dyslexie en France, la maladie étant souvent détectée au moment de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture en première année de primaire.



http://www.maxisciences.com/dyslexie/l-039-imagerie-cerebrale-pour-evaluer-la-dyslexie_art12694.html

lundi 14 février 2011

Enfances : Valoriser tous les Potentiels+pre programme (pour info)




http://www.psyrene.fr/index.php?p=1_4_Programme

Ce premier congrès PSYRENE verra donc le jour:

à LYON
les 6-7-8 juillet 2011
Université Claude Bernard Lyon 1
Domaine de Rockefeller




Pré-Programme

Jour 1 :
Cette première journée sera principalement axée sur les potentiels intellectuels, sportifs et artistiques, dans les registres de la psychologie clinique, de la
psychologie de l'éducation, de la neuropsychologie et des neurosciences.

Jour 2 :
Il s'agira ici de nous pencher sur les troubles psychopathologiques et/ou cognitifs susceptibles de freiner ou d'exacerber les ressources de l'enfant.

Jour 3 :
Nous porterons enfin notre attention sur les pratiques des différents intervenants dans la mobilisation des ressources et le développement du potentiel de
l'enfant. Plus particulièrement, nous évoquerons l'évaluation du potentiel de l'enfant, les "outils" thérapeutiques, les techniques d'enseignement, de
coaching ou d'entraînement, mais aussi les considérations éthiques dans ces domaines.

mercredi 19 janvier 2011

La dyslexie, malchance ou chance ?

La dyslexie, malchance ou chance ?

Jean-François Marmion a rédigé un article paru sur plusieurs sites informatiques, notamment sur Sciences humaines.com en avril 2010, qu'il a intitulé : "La dyslexie : une chance ?"

Après avoir cité plusieurs célébrités dyslexiques, il se réfère aux travaux de l’Américain Ronald Davis, directeur du Dyslexia Correction Center, en Californie, qui pense qu'être dyslexique peut être une chance. À l’approche de la quarantaine, cet ingénieur s’est aperçu que plus sa dyslexie semblait s’aggraver, plus il était créatif, notamment dans la sculpture, un de ses loisirs préférés. Et inversement. En discutant avec des amis artistes il découvrit que la plupart d'entre eux étaient dyslexiques. Et à force de s’observer et d'échanger avec eux, il a émis l’hypothèse que les dyslexiques pensent de façon prépondérante en images, sans s’attarder sur les détails.

Constatant que les dyslexiques ont généralement du mal avec les objets non-réels et symboliques, tels que les lettres et les chiffres, R. Davis a développé une méthode d’apprentissage basée sur l’imagination, notamment celle d’images en trois dimensions, valable selon lui pour les dyslexiques mais aussi les hyperactifs (méthode exposée dans Le Don de dyslexie, Editions Desclée de Brouwer, 1995).

Pour amorcer des progrès en lecture, orthographe et écriture, et faciliter la maîtrise de l'alphabet, la méthode Davis prévoit par exemple que l'élève fabrique, en pate à modeler, deux alphabets complets, l'un en lettres d'imprimerie, l'autre en script. Cela lui permet de découvrir la forme et le nom, ainsi que la place des lettres dans l'alphabet.

Des praticiens français suivent également des approches créatives de l’apprentissage de la lecture pour les dyslexiques (Béatrice Sauvageot et Jean Métellus, Vive la dyslexie , Flammarion, coll. «J’ai lu», 2004). Mais peu de recherches existent en ce domaine

En résumé, son ambition est de transformer ce <> en moteur de réussite.

C'est ce que nous souhaitons tous pour tous les jeunes et adultes

dimanche 2 janvier 2011

Film qui nous est conseillé par un membre dys et enseignant

Taare Zameen Par [VOSTFR] En Streaming - VolFilm.

Synopsis : Ishaan Awasthi, âgé de huit ans, est un enfant espiègle et imaginatif. Issu d'une famille aisée, ses piètres résultats scolaires font le désespoir de ses parents qui décident de l'inscrire dans un pensionnat pour qu'il y acquière rigueur, goût du travail et de la réussite. Mais dans cet environnement rigide et hostile, coupé de sa famille et de ses amis, Ishaan se renferme et s'étiole [..]
Film indien
Réalisateur : Aamir Khan | Acteurs : Aamir Khan, Darsheel Safary, Tanay Chheda

http://volfilm.com/watch.php?v=12156
"C'est l'histoire d'un petit garçon Ishaan qui passe ses journées à rêver, ce qui a des répercussions négatives sur ses études et son comportement au grand désespoir de ses parents. A huit ans, il ne sait ni lire, ni écrire, du moins pas correctement. C'est pourquoi son père l'envoie en pension, ce qu'Ishaan perçoit comme une punition. Seul et abandonné, il se retrouve dans un état apathique. Il ne trouvera de l'aide qu'en la personne de son professeur d'art plastique qui finit par comprendre que l'enfant n'est ni bête ni fainéant, mais juste atteint de dyslexie.

Le film montre alors qu'il ne faut pas toujours pousser l'enfant vers la perfection, mais tout simplement croire à son potentiel. Alors, je me dis que j'ai de la chance. Mes parents auraient pu être comme ceux d'Ishaan et me pousser au-delà de mes capacités au point de me stresser continuellement (et quand j'y repense, c'est le cas, mais surtout par ma faute, j'y reviendrais sûrement), ou alors, ça aurait pu être complètement l'inverse, à l'image de toutes ces familles indiennes attardées que je connais, qui font le stricte minimum pour que la fille soit mariée à vingt piges.."

samedi 1 janvier 2011

La dyslexie a converti Leonardo Da Vinci et Picasso en génie.

http://www.whattovisitinmalaga.com/fr/dyslexie-da-vinci-picasso/

La dyslexie a converti Leonardo Da Vinci et Picasso en génie.


La dyslexie est un handicap dans notre société. Néanmoins, les psychologues de l’université Middlesex sont arrivés à une conclusion complètement contraire : le problème de lecture peut être la cause du génie de certains des artistes le plus important de tous les temps comme Pablo Picasso et Leonardo Da Vinci. Une théorie complètement révolutionnaire.



Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont examiné les habilitées visuelles et spatiales de 41 hommes et femmes, attitudes absolument indispensables dans le design et l’art. La moitié des volontaires souffrait de dyslexie, et ce fut ce groupe qui reçut les meilleurs résultats.

Le groupe des dyslexiques était non seulement plus rapide, mais aussi plus précis dans les examens de simulation spatiale par ordinateur. Ce qui amena les chercheurs à la conclusion que les personnes qui souffrent de cet handicap développent peut-être une sensibilité spatiale élevée pour compenser leurs problèmes de langue. En plus, la dyslexie est liée à une appréciation élevée des couleurs, des tons et des textures. C’est-à-dire, des dyslexiques ont la capacité de visualiser une œuvre jusqu’à son plus petit détail avant qu’elle ne se matérialise sur la toile.

Au vu des résultats, il n’est pas surprenant que certains des artistes et des génies les plus connus de nos temps furent dyslexiques, entre autres Da Vinci, Picasso, Rodin, Warhol, Pollock et bien d’autres. Et si les conclusions des chercheurs sont justes, leur génie peut bien être du à leur dysfonction linguistique. Si vous voulez être témoins de l’incroyable force créative de l’un de ses génies, nous vous conseillons de visiter le musée Picasso, où se trouve une importante collection de son œuvre.

Pour plus d’informations : http://www.museopicassomalaga.org/

mercredi 15 décembre 2010

Ci dessous réponse JO du 23/11 à une question posée à l'Assemblée Nationale par un député de Moselle sur la Dyslexi

Ci dessous réponse JO du 23/11 à une question posée à l'Assemblée Nationale par un député de Moselle sur la Dyslexie.


13ème législature
Question N° : 78555
de Mme Aurélie Filippetti ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Moselle )
Question écrite
Ministère interrogé > Éducation nationale
Ministère attributaire > Éducation nationale
Rubrique > santé
Tête d'analyse > dyslexie
Analyse > intégration en milieu scolaire
Question publiée au JO le : 11/05/2010 page : 5175
Réponse publiée au JO le : 23/11/2010 page : 12854
Texte de la question

Mme Aurélie Filippetti attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la déception des associations luttant pour l'intégration des enfants dyslexiques au sein de l'école. En fait, les difficultés résident dans l'application des textes et dans la lecture qu'en font les différents interlocuteurs.
Ainsi, en février 2008, la dispense de seconde langue vivante aux examens a été étendue aux enfants souffrant de « déficience du langage et est donc applicable aux « dys ».
La circulaire de février 2008 pose dans les faits un problème majeur : les jeunes de troubles du langage écrit, sont assimilés aux jeunes sourds et malentendants et doivent donc, comme ces derniers, passer leurs examens de langue à l'écrit alors qu'ils devraient le faire à l'oral, sous peine d'aggraver des problèmes que le texte était sensé aplanir.
Ainsi, des textes pris pour compenser le handicap sont détournés de leur but et aggravent une situation qu'ils étaient sensés corriger.
En outre, un des problèmes majeurs, qui se pose, est la difficulté d'accéder à des aménagements pédagogiques au sein des classes.
En effet, quand après des mois d'attente de reconnaissance du handicap, la MDPH accorde des aménagements, l'éducation nationale informe les demandeurs qu'elle n'a pas les moyens financiers pour les mettre en place.
Enfin, il faut souligner que les enseignants, malgré leur bonne volonté, n'ont pas la formation nécessaire alors que le premier texte à destination des enfants souffrant de troubles spécifiques du langage écrit date de 2001 et préconise la formation initiale et continue des enseignants sur ce sujet.
Notre pays est loin derrière d'autres dans la prise en charge des enfants dyslexiques et perd un potentiel énorme quand on sait que ces enfants, s'ils sont reconnus et suivis, peuvent apporter une richesse considérable.

Elle lui demande donc quelles mesures d'urgence il compte mettre en oeuvre pour remédier aux nombreux dysfonctionnements constatés dans la prise en charge par l'école des enfants atteints de dyslexie.


Texte de la répons
e
La loi n° 2005-380 du 23 avril 2005, d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école garantit la mise en oeuvre, au bénéfice des élèves atteints de troubles spécifiques du langage oral et/ou écrit, d'aménagements de scolarité et d'actions d'aide et de soutien, dont l'ampleur doit être adaptée à la sévérité des troubles.

C'est ainsi que l'article 27 dispose dans son premier alinéa ». « Dans les écoles, des aménagements particuliers et des actions de soutien sont prévus au profit des élèves qui éprouvent des difficultés, notamment les élèves atteints de troubles spécifiques du langage oral et/ou écrit, telle la dyslexie.
Lorsque ces difficultés sont graves et permanentes, les élèves reçoivent un enseignement adapté. »

Ces dispositions s'inscrivent dans l'ensemble des orientations de la loi d'orientation de 2005 qui visent à favoriser la réussite scolaire de tous les élèves en répondant de manière efficace aux besoins particuliers de certains d'entre eux. Elles privilégient les réponses qui tendent à maintenir l'élève dans un cursus scolaire ordinaire.

Selon les situations individuelles, et en tenant compte notamment de la sévérité des troubles, les aménagements pédagogiques et les accompagnements nécessaires en termes de soin ou de rééducation sont généralement coordonnés par le médecin de l'éducation nationale.

Toutefois les élèves porteurs d'un trouble des apprentissages peuvent également bénéficier des dispositions prévues par la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, pour la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

Les mesures relatives à l'aménagement de leur parcours scolaire ainsi qu'à l'accompagnement de leur scolarité (par exemple les rééducations intensives) sont organisées dans le cadre du projet personnalisé de scolarisation (PPS).

De plus, si les besoins de l'élève le justifient, il peut bénéficier, sur décision de la commission des droits et de l'autonomie (CDA) au sein de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), de l'attribution d'un matériel pédagogique adapté (ordinateur....).

Dans leur grande majorité, les élèves dyslexiques peuvent poursuivre une scolarité dans un cursus ordinaire avec la mise en oeuvre d'aménagements pertinents.

La loi du 11 février 2005 garantit aussi la possibilité d'aménagements des conditions d'examen. des dispositions particulières sont prévues par le Code de l'éducation pour permettre aux élèves handicapés de se présenter à tous les examens et concours organisés par l'éducation nationale dans des conditions aménagées : aide d'une tierce personne, majoration du temps imparti pour les épreuves, utilisation d'un matériel spécialisé.

Les candidats handicapés peuvent également être autorisés à conserver pendant cinq ans les notes des épreuves ou des unités obtenues aux examens, ou à étaler sur plusieurs sessions les épreuves d'un examen.

Ils peuvent également demander à bénéficier d'adaptation d'épreuve ou de dispense d'épreuve, selon les possibilités offertes par le règlement de chaque examen.

Dans tous les cas, le candidat prend l'initiative de solliciter des aménagements d'examen, qui ne lui sont jamais imposés. Sa demande est examinée par l'un des médecins désigné par la commission départementale des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), qui, au vu de la situation particulière du candidat et des possibilités offertes par la réglementation, rend un avis dans lequel il propose des aménagements.

C'est ensuite l'autorité administrative compétente pour organiser l'examen ou le concours qui décide des aménagements accordés, en prenant appui sur les propositions du médecin.

L'arrêté du 21 janvier 2008 prévoit effectivement que « peuvent être dispensés, à leur demande, de la partie expression orale de l'épreuve obligatoire de langue vivante 1 de la série sciences et technologies de la gestion et de la série sciences et technologies de la santé et du social les candidats handicapés présentant une déficience du langage et de la parole et les candidats handicapés déficients auditifs. »

Comme l'indique la rédaction même de l'arrêté, cette dispense est une possibilité offerte aux candidats, et non une obligation. Pour les évaluations et les contrôles ordinaires, c'est avec les enseignants, le chef d'établissement ou le directeur d'école que, en lien avec le PPS, des assouplissements des règles habituellement suivies seront recherchés, sans pour autant mettre en péril la préparation aux examens.

Les nouvelles modalités de la formation initiale des professeurs-stagiaires sont adossées à un référentiel de dix compétences publié au Bulletin officiel de l'éducation nationale n° 29 du 22 juillet 2010.

La sixième compétence « Prendre en compte la diversité des élèves », prévoit la connaissance par les professeurs-stagiaires « des mécanismes de l'apprentissage dont la connaissance a été récemment renouvelée, notamment par les apports de psychologie cognitive et des neuro-sciences ».

Elle prévoit également que le professeur doit être capable, à l'issue de sa formation, « en s'appuyant sur des démarches et outils adaptés et sur les technologies de l'information et de la communication », de mettre en oeuvre efficacement le projet personnalisé de scolarisation (PPS) ou le projet d'accueil individualisé (PAI) pour les élèves handicapés ou malades, notamment pour ceux présentant un trouble des apprentissages.

des actions de formation continue à la spécificité de l'adaptation scolaire et à la scolarisation des élèves handicapés (ASH) pour les enseignants non spécialisés sont, par ailleurs, organisées par les académies.

En 2008-2009, elles représentaient 11 % du volume global de la formation dans le premier degré et 8 % dans le second degré. Les élèves dyslexiques sont divers. Par conséquent, les aménagements pédagogiques décidés relèvent d'une évaluation précise des besoins de chacun.

Ainsi, la valorisation de l'oral, la transmission des copies des cours sont des aménagements qui avec d'autres (temps supplémentaire, oralisation des consignes...) répondent à une analyse approfondie du fonctionnement cognitif particulier de l'élève présentant un trouble spécifique du langage écrit.