mercredi 27 octobre 2010

Accompagner notre jeune DYS

Les jeunes « Dys » ne sont pas des élèves lents. Simplement, ils apprennent différemment. Leur quotient intellectuel (Q.I.) varie de moyen à élevé (doué). Il est important d’ouvrir nos esprits à cette différence pour mieux comprendre leur trouble.
Le trouble « dys » peut être à l’origine d’un handicap permanent en lecture, en écriture, en épellation et/ou en expression orales, mathématiques. Certaines de ces compétences de base seront toujours plus difficiles à acquérir pour les personnes « dys » que pour les autres. Toutefois, des progrès, des stratégies de contournements sont possibles au moyen d’une intervention pertinente et opportune.


Relation avec l’école : Soyez confiants !

Informer les enseignants du trouble et des difficultés précises rencontrées par l’enfant au fur et à mesure de son évolution grâce au projet mis en place avec l’aide éventuelle de professionnels extérieurs.
Proposer à l’enseignant la présentation du trouble à la classe afin que les aménagements pédagogiques mis en place soient compris par tous.
Participer aux rencontres « parents- professeurs –rééducateurs » et respecter les stratégies mises en place lors de ces réunions.
Chercher ensemble des solutions aux difficultés quotidiennes de l’enfant : ex : Livre audio pour l’étude d’un livre ; Calculatrice pour compenser le manque d’automatisation des tables de multiplication.
Faire le point avec le professeur quand le besoin se fait sentir.



Rester « Parents »
.
Accepter les limites de chacun, faire confiance.
Regarder le relevé de notes comme une photographie : dans un an, vous aurez constaté d’énormes progrès dus aux stratégies compensatoires que votre enfant mettra en place. Surligner les notes au dessus de 9 et il verra qu’elles sont aussi nombreuses.
Apprenez à faire la part des choses. Vous ne pouvez être partout à la fois. Évaluez vos priorités et agissez en conséquence. Prenez le temps d’apprécier chaque âge de votre enfant. Ne passez pas à côté de ces moments si précieux !
Veiller à l’hygiène de vie de son enfant : sommeil, alimentation..
Favoriser les activités extra scolaires où l’enfant pourra être favorisé.
Oser découvrir des jeux de société avec votre (vos) enfant(s) en relation avec une notion à acquérir (ex : la bataille navale: notion abscisse - ordonnée)
Négocier le temps passé devant les jeux vidéo et la télévision.


Organiser le cartable. Lire le carnet de correspondance.

Des difficultés dues au trouble peuvent subsister encore au collège !
Comment l’aider :
Vérifier le cartable de l’enfant avec lui.
L’aider à s’organiser : (ex : 1 pastille de couleur par matière)
Multiplier les relectures de l’emploi du temps / Afficher de façon visible son emploi du temps.
Pensez à lire avec lui son carnet de correspondance et n’oubliez pas de répondre aux demandes des enseignants.


Gérer son agenda

Comment l’aider : S’organiser avec l’enseignant, le professeur principal pour avoir des numéros de téléphone de camarades de classe en cas de doute.

Les devoirs à la maison :
Dans le calme et la détente, le plus souvent possible !
Comment l’aider :
Revoir le jour même les cours de la journée afin de les mémoriser !
Gain de temps sur les devoirs/Leçons
Corriger les erreurs orthographiques dans les cahiers.
Gérer les devoirs quotidiennement, mais non au jour le jour, afin de pouvoir faire face aux difficultés éventuelles et au travail imprévu supplémentaire.
Abuser de l’ordinateur et des livres audio et autres comme outils d’aide.
La prise de notes :
Pour le jeune « dys », la copie est une torture. Il copie lettre par lettre, il cherche sa ligne, hésite, rature. Il ne dispose pas de mode automatique juste, pour reconnaître si telle syllabe existe ou non. Il est condamné à découper son travail en plusieurs temps : écrire, puis se corriger. Il a besoin de facilitateurs pour soulager une mémoire de travail « fragile »
Comment l’aider (liste d’exemples non exhaustive)
Demander les cours photocopiés ou par internet, de préférence à l’avance afin que vous puissiez dégrossir la leçon ou faire référence au livre.
Les cours tapés sont plus lisibles pour eux et permettent leur utilisation sur ordinateur à la maison ou dans le cas d’un PPS avec ordinateur en classe (logiciels de reconnaissance vocale ou de synthèse vocale.)


La lecture
Le jeune apprend à lire à chaque fois qu’il lit ! Le jeune « Dys » décode, puis relit pour comprendre, donc il perd du temps et dépense beaucoup d’énergie.
Accepter les facilitateurs pour la lecture, c’est lui laisser la chance de découvrir le plaisir de lire grâce aux stratégies de compensation qu’il apprendra par la rééducation orthophonique
Comment l’aider :
Lui lire les énoncés.
Utiliser la reformulation de l’énoncé par l’enfant, afin de s’assurer de sa compréhension.
Utiliser des exercices à trous, plutôt que lui faire copier un exercice.
Utiliser les bandes audio pour les ouvrages littéraires, ou bien vous les lirez à haute voix à leur enfant.


L’écriture
Le jeune « Dys » a souvent des problèmes d’anticipation et d’évaluation de la place nécessaire pour un nombre de lettres.
Il est très souvent dysorthographique.
En rédaction, lorsque le jeune « Dys » écrit, pour lui, son histoire est claire, elle a du sens, il ne se rend pas compte qu’elle n’est pas forcément compréhensible pour le lecteur.
Comment l’aider :
Dédramatiser les erreurs orthographiques.
Lui laisser des espaces d’essais (sous main, ou page de gauche).
Lui permettre d’utiliser l’informatique pour rendre des copies propres (correcteur d’orthographe, logiciel à reconnaissance vocale et/ou logiciel de synthèse vocale).
En expression écrite, réduire la quantité, en précisant les exigences qualitatives.
Rendre une correction écrite lisible et constructive.
Enrichir le vocabulaire, les tournures de phrases… à l’oral , permettront aux jeunes dyslexiques de vous faire découvrir la richesse de leurs textes.


Les leçons
Le jeune « dys » n’a pas toujours la compétence de ré-évoquer une notion acquise, de la mettre à disposition et d’utiliser sa mémoire de travail.
Il va passer énormément de temps pour des résultats qui ne sont pas à la hauteur de ses efforts.
. Comment l’aider :
Lui permettre de matérialiser par des codes visuels ou sonores.
Utiliser des procédés mnémotechniques (anecdotes, dessin….).
Lui donner le droit d’utiliser des aides mémoires, calculatrice…
Lire la leçon à haute voix et faire des fiches avec des mots clés

Langues étrangères

. Comment l’aider :
Lui expliquer les exercices en français ainsi que les leçons. Le jeune « dys » a besoin de passer par la traduction du mot en français dans un premier temps (association mot = image).
Utiliser les supports audio
Demander des conseils et support d’aides au professeur

Comment faciliter une scolarité « particulière »?

A l’école, il est donc essentiel d'adapter les exigences en fonction de ses possibilités et de lui proposer un accompagnement individualisé.

Comment faciliter une scolarité « particulière »?

Le chef d’établissement, le professeur principal ou responsable de niveau peut vous proposer la mise en place d’un projet personnalisé. De votre côté, vous pouvez aussi le demander.
La mise en place de ce projet individualisé doit permettre de dédramatiser la scolarisation de ces enfants porteurs d'un trouble spécifique du langage écrit et ou oral..

Il permet de réunir tous les partenaires autour l’élève : « Parents- Professeurs et professionnels de santé » pour décider ensemble des adaptations, exigences ou aides à mettre en place en classe.
S’il n’y a besoin que d’aménagements pédagogiques, s’il n’y a qu’un volet scolaire dans l’aide à apporter, il n’y aura pas de PPS* mais un PIS* ou un PAI* ou pour les cas les plus légers, un PPRE*.

Le projet doit :
Rappeler la situation de l’élève.
Fixer les objectifs de la scolarisation.
Indiquer les aménagements et adaptations pédagogiques adaptés à l’enfant et aux possibilités de l’enseignant.
Préciser les modalités de concertation entre les enseignants et les autres signataires du projet.
Il est important que l’élève soit acteur dans l’établissement de ce projet, au même titre que les autres partenaires, afin que chacun puisse apprécier la motivation de l’autre et que chacun se fasse entendre de l’autre. Il faudra veiller à ce que l’enfant comprenne l’importance de sa participation aux réunions de synthèse.


En agissant de façon cohérente et établissant ainsi un lien de confiance, la mise en place d’un projet personnalisé permettra de rassurer chacun des partenaires, l'essentiel n'étant pas la forme mais son contenu et l’implication de tous les partenaires (parents – professeurs – professionnels de la santé) autour de votre enfant, reconnu et accepté dans sa différence.


A savoir :
* Environ 6% des élèves sont concernés par des problèmes de troubles du langage à des degrés de sévérité plus ou moins élevés, soit un à deux élèves par classe en moyenne.
* Ce sont les particularités de chacun qui justifient la mise en place d’adaptations spécifiques.
* Mais sur les aménagements de base, l’expérience prouve que toute la classe en bénéficie, dès lors qu’ils améliorent la compréhension des consignes données par l’enseignant.
* Plus qu’un travail supplémentaire demandé à l’enseignant, c’est un regard différent qui révèlera les potentialités réelles de l’élève «dys».


Les différents projets personnalisés


Avant de commencer :
Ne vous laissez surtout pas perturber par des sigles qui peuvent changer d’une école à l’autre, d’un département à l’autre (PIS, PAI, PPRE, PPS…).
Néanmoins, ceux que vous risquez de rencontrer le plus souvent sont :

* P.I.S : Projet Individuel de Scolarisation

Prévu par la circulaire 2002-024 du 7 février 2002 pour la prise en compte des enfants porteurs d’un trouble du langage écrit et/ou oral
Non abrogé par la nouvelle loi 2005 sur l’orientation de l’école

Ce projet coexistait déjà avec le PAI avant l’arrivée des nouveaux projets PPRE et PPS prévus par la loi 2005 sur l’école et la loi 2005 sur l’handicap et l’égalité des chances.

Dispositif :
Il réunit Education Nationale (enseignants, médecin scolaire, infirmière scolaire) et professionnels de la santé pour mettre en place des aménagements pédagogiques spécifiques aux besoins de l’enfant «dys».
Il permet l’aménagement :
De la scolarité, prise en charge extérieure durant les heures scolaires (orthophoniste, psychologue…
Pédagogique, adaptation des exigences (par exemple : vérification de la compréhension des consignes, polycopiés des cours, non sanction pour les fautes d’orthographe…

* P.P.S. : Projet Personnalisé de Scolarisation

Mentionné dans la loi du 11.02 2005 sur les personnes handicapées

Dispositif :
Relevant de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).
Concerne tous les types de handicaps durables reconnus par la MDPH (ne concerne pas les jambes cassées par exemple).
Il est un des éléments du plan de compensation que peut demander une famille pour un enfant handicapé (allocation d’éducation, aide matérielle, humaine, aménagements de logement…).

Il s’adresse aux élèves (ayant un trouble plus ou moins sévère), reconnus « handicapés » par la CDA (Commission des Droits et de l’Autonomie relevant de la Maison Départementale des Personnes Handicapées –MDPH).
Il permet, selon les besoins de l’élève :
L’orientation scolaire : UPI, CLIS, classe ordinaire, cours à domicile.
L’aménagement de la scolarité, prise en charge extérieure durant les heures scolaires (orthophoniste, psychologue…).
L’aménagement pédagogique, adaptation des exigences (par exemple : vérification de la compréhension des consignes, polycopiés des cours, non sanction pour les fautes d’orthographe…).
Les mesures d’accompagnement : auxiliaire de vie scolaire, SESSAD, orthophoniste…
L’attribution de matériels pédagogiques adaptés : ordinateur, logiciels…
L’aménagement des examens et concours (1/3 temps, secrétaire…).

Ces projets, PIS ou PPS, permettent de consigner par écrit dans un document officiel un grand nombre d’informations.

Beaucoup de professeurs mettent certains aménagements pédagogiques en place dès la connaissance du trouble de leur élève.


* P.A.I.
Mentionné dans la circulaire 2003-135 du 8 septembre 2003

Dispositif :
Interne à l’établissement scolaire/avec intervenant extérieur
Mis en place surtout quand il y a problème de santé évoluant sur une longue période (un trouble « dys » en est un) et nécessitant obligatoirement l'intervention du médecin scolaire, du référent scolaire et des professionnels de la rééducation.
* P.P.R.E.
Mentionné dans la loi d’orientation sur l’éducation du 23 avril 2005 (qui parle du socle commun des connaissances).

Dispositif :
Purement pédagogique et interne à l’établissement scolaire. Dans la majorité des cas, ni le médecin de santé scolaire, ni l'enseignant référent ne seront informés de son existence.
Adapté aux besoins d’un élève en difficulté scolaire (pas seulement les
« dys ») pour une période donnée, il est limité dans le temps.
Elaboré avec l'équipe pédagogique et discuté avec les parents. Il peut être demandé par un enseignant.
Les difficultés prises en compte sont prioritairement d'ordre scolaire, en français, mathématiques et langues vivantes.


Les informations qui peuvent apparaître dans le projet :
Les points forts et les difficultés de l'élève
Ce qu'il peut faire en faisant appel aux points forts(les possibles)
Ce qu'il ne peut pas faire pour l’instant (les impossibles). L’élève «dys» compense et met en place des stratégies de contournement qui l’amèneront à l’autonomie face au langage écrit.
Des conseils pédagogiques pour la classe
Les conditions de l’évaluation de l’élève
Autoriser l'élève à utiliser tous les outils et supports utiles pour compenser ses troubles (calculatrice, table de multiplication,…)
Autoriser la rééducation orthophonique pendant le temps scolaire (le refus catégorique est impossible, mais un aménagement de l'emploi du temps au mieux pour éviter de manquer des matières importantes est possible)

La famille peut également faire une demande d’AVS (auxiliaire de vie scolaire) ou de matériels pédagogiques adaptés.
Un lien est donc créé entre l'enfant, la famille, les rééducateurs (l'orthophoniste,…) et les enseignants. Cette collaboration est indispensable pour la réussite de nos enfants.

Ne rester pas seuls !
Vous pouvez, si ne n’est pas déjà fait, vous rapprocher d'une ’Association des Parents d’Enfants DYS ou d'une association représentée au sein de l'école de votre enfant : en participant aux Rencontres Parents, si utiles et bénéfiques !

La mutualisation de nos expériences est source de richesse pour tout à chacun !
Examen / concours ...
Quand l'élève se prépare à passer un examen ou à un concours (brevet, CAP, BEP, Bac,…), il est possible de demander un aménagement des conditions de passation (exemples d’aménagements spécifiques : Temps supplémentaire aux examens, secrétaire, ordinateur avec logiciels d’aide …)
Pour cela, il est nécessaire d’avoir mis en place d’un projet personnalisé auparavant.
La demande est faite par la famille par l'intermédiaire de l'établissement scolaire.

ATTENTION à la constitution du dossier : délai, justificatifs, …

jeudi 23 septembre 2010

"...Le drame, c’est que les parents ne sont pas informés. Ni les enseignants, ni les médecins scolaires ne reçoivent une formation sur ces sujets...."

"....Une étude réalisée en France sur des enfants en échec scolaire .... Parmi les causes les plus fréquentes, on trouve le déficit de l’attention, l’hyperactivité et des troubles qui relèvent de l’orthophonie, comme la dyslexie. Il existe bien sûr dans l’échec scolaire des causes liées à l’affectif. Mais il y a aussi des causes neurobiologiques et médicales. Le tout est complémentaire. Le drame, c’est que les parents ne sont pas informés. Ni les enseignants, ni les médecins scolaires ne reçoivent une formation sur ces sujets...."

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/echec-scolaire-systeme-francais-trop-competitif-38601

Echec scolaire : « Le système français est trop compétitif »

INTERVIEW (public sénat) Laurent Berbon Le 22.09.2010.

Alors qu’avait lieu ce mercredi la 3e journée de refus de l’échec scolaire, une enquête révèle que plus de 73% des enfants interrogés « aiment peu, voire pas du tout aller à l'école ou au collège ».Gabriel Wahl, pédopsychiatre et ancien expert auprès des tribunaux, livre son analyse des raisons de l’échec scolaire en France.

Plusieurs enquêtes démontrent que beaucoup d’élèves font un rejet face à l’école, qui peut parfois devenir une véritable souffrance pour eux. Où tout cela trouve t-il sa source ?

Il y a un système français trop compétitif.

Le travail pédagogique tend à distinguer les bons des mauvais élèves, ce qui peut créer un sentiment de désarroi chez l’élève.

Il existe en France, l’idée qu’un professeur doit être un peu intransigeant et avoir des moyennes relativement modestes pour ne pas être considéré comme laxiste.

On a dans les annales, l’exemple de cette institutrice aux Etats-Unis qui était réputée pour son excellence et dont on a voulu percer les secrets.

On s’est rendu compte qu’elle insufflait à la classe un sentiment de cohésion. Il y a en France une culture de la sélection.

On a un système extrêmement hiérarchisé, y compris dans l’enseignement supérieur. Notre pays, qui a le goût du social et de la méritocratie se montre en la matière d’une sévérité excessive.

Ce système n’est pourtant pas nouveau, alors comment se fait-il qu’il soit tant décrié aujourd’hui ?

Il y a trente ou quarante ans, il n’y avait pas d’étude comparative.

Et l’on s’interroge d’autant plus que l’on compare. Pour être beaucoup plus concret, comme tous les enfants ont accès à l’école aujourd’hui et que les places restent les mêmes, il y a une compétition plus rude.

Il ne suffit plus d’être un bon élève pour réussir, les places sont difficiles à gagner. Et puis il y a une sélection par l’argent.

Prenez les facultés de médecine. Il y a 30 ans, on faisait médecine et puis voilà. Maintenant, ceux qui réussissent sont ceux qui font prépa, ce qui constitue une contrainte financière.

Il y a également en France un problème lié à l’absence d’individualisation du suivi de l’enfant.


Une individualisation du suivi impliquerait d’énormes moyens non ?

Nous sommes les champions du redoublement en France. Or, le coût du redoublement, s’il venait à être supprimé, permettrait de faire des prouesses en termes de pédagogie référenciée.

Où se trouvent d’après vous les raisons du problème de l’échec scolaire en France ?
C’est un sujet extrêmement complexe.

On ne peut pas désigner une cause unique. En France, on a une perception de la compréhension de l’échec scolaire centrée sur la sociologie et la politique.

Mais mon sentiment est que l’immense majorité des échecs scolaires relève d’une dimension psychiatrique et médicale.

Une étude réalisée en France sur des enfants en échec scolaire a démontré que pour neuf sur dix, les causes étaient d’origine psychologique ou médicale.

Un point de vue récusé par ceux qui ne veulent pas d’une médicalisation de l’échec scolaire.

Parmi les causes les plus fréquentes, on trouve le déficit de l’attention, l’hyperactivité et des troubles qui relèvent de l’orthophonie, comme la dyslexie.

Il existe bien sûr dans l’échec scolaire des causes liées à l’affectif.

Mais il y a aussi des causes neurobiologiques et médicales. Le tout est complémentaire.

Le drame, c’est que les parents ne sont pas informés. Ni les enseignants, ni les médecins scolaires ne reçoivent une formation sur ces sujets.

Il est possible en France d’être en échec scolaire sans que l’enfant ne puisse consulter qui que ce soit sur ce problème.
A mon avis, cette absence de formation sur l’échec scolaire en est une des causes.


Ce qui est grave, c’est que là-dessus se greffe le problème de la ségrégation sociale, car les enfants issus de milieux en difficulté ne vont pas consulter par manque d’information.


Un autre problème majeur réside dans le fait que la France est dans une situation très originale. Elle a une psychiatrie fondée essentiellement sur la psychanalyse. Donc les enfants qui ne relèvent pas de celle-ci, sont laissés de côté.
Le Dr Gabriel Wahl a publié en 2007 "Comprendre et prévenir les échecs scolaires".

Dyslexie: le théâtre rêvé de Léa:

« …le système éducatif conventionnel pourrait être axé sur un éventail de compétences inappropriées et récompenserait certains styles d’apprentissage contre-indiqués. Les méthodes d’enseignement traditionnelles pourraient en fait se traduire par l’élimination de ceux qui ont peut-être le plus à donner. " Thomas G. West


Le quotidien, à surpasser chaque jour , pour les jeunes dys!

Dyslexie: le théâtre rêvé de Léa:

Léa a 9 ans. Au cours de géo, elle n’arrête pas de lever le doigt. Elle aime raconter aux autres les voyages qu’elle a faits. Pourtant, à chaque interro, elle rend une copie blanche.

Idem lorsque son instituteur lui demande de lire un passage de texte à voix haute.

Voici qu’elle bute sur le mot « déboutonner ». Elle hésite ; est-ce un « d » ou un « b », un « é » ou un « è », un « on », un « ou » ou un « no » ? Sueurs froides.

Le mot suivant – « blouson » – est aussi difficile pour elle à décrypter.

Dans la classe, quelques rires fusent. Alors, elle se recroqueville ou, parfois, se met à faire le pitre.

Dans la tête de Léa, les choses sont pourtant claires. En géo, comme dans les autres matières, elle comprend tout ce que son instituteur lui raconte.

Elle ne présente pas de déficit intellectuel, de troubles psychologiques ou psychiatriques.

Simplement elle se sent dépassée dès qu’il s’agit de communiquer par l’écrit. Les lettres sont ses pires ennemies.

Elle rêve d’un monde sans école, et de grandir dans le seul endroit où la parole prévaut : un théâtre et ses planches bienveillantes.

En fait, Léa est dyslexique. Elle éprouve des difficultés persistantes dès qu’il s’agit de lire, dès qu’il s’agit de décoder un mot, de l’évoquer.

Ce trouble spécifique de l’apprentissage s’accompagne très souvent d’un autre : la dysorthographie (inversions dans l’écriture de lettres ou de syllabes, confusions auditives ou visuelles, omissions, erreurs de segmentation).

Ou encore la dysgraphie, trouble affectant le geste graphique, et la dyscalculie.

Histoire recomposée au départ du livre L'Effet dominos "dys", de Roselyne Guilloux, psychologue française, aux éditions La Chenelière.

mardi 27 avril 2010

Mutualisation de sites intéressants pour un jeune dys

Merci pour tout ce que vous faites.

Je vous transmets les sites internet gratuits que j’utilise avec ma dernière fille qui est en 5ème. Elle n’a plus de séances d’orthophonie et le site des dictées permet un travail ludique. Nous faisons les dictées à deux car moi-même j’ai toujours des difficultés en orthographe.
www.ladictee.fr
www.academie-en-ligne.fr Tous les cours par le ministère de l’éducation nationale

Il existe maintenant un site payant intéressant pour les lycéens et les adultes pour renforcer son orthographe coût : 39.60 €
www.projet-voltaire.fr


Pour l’anglais, ce sont des sites indiqués par l’école
www.starfall.com
www.anglaisfacile.com
http://tnanglais.tableau-noir.net/audio.html
http://www.britishcouncil.org/fr/france-english-learn-english-online.htm
Cordialement
B.P

jeudi 25 mars 2010

pour les jeunes en formation et les étudiants en situation de handicap

Derrière ce sigle, se cache un droit pour les jeunes en formation et les étudiants en situation de handicap, notamment celles et ceux qui recherchent un stage dans le cadre de leur cursus scolaire, universitaire ou dans le cadre de la formation professionnelle.




Mais que signifie être reconnu travailleur handicapé ?
La qualité de travailleur handicapé est reconnue sur décision de la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH), créée au sein de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

Initialement destinée aux demandeurs d’emploi et aux travailleurs handicapés salariés, cette reconnaissance sert également les jeunes en formation et étudiants en situation de handicap.

Est considéré comme travailleur handicapé « toute personne dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l’altération d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales ou psychique ».

Quels sont les avantages liés à ce statut ?

La qualité de travailleur handicapé favorise l'accès à l'ensemble des mesures en matière d'emploi et de formation des personnes handicapées. Ainsi, le fait d'avoir cette reconnaissance peut vous permettre :

1. de bénéficier du dispositif légal de l'obligation d'emploi : cette reconnaissance peut constituer un élément en votre faveur lors d'un recrutement à l’issue de vos études. En effet, tout employeur du secteur privé ou public occupant au moins 20 salariés est soumis à une obligation d’emploi de travailleurs reconnus handicapés, dans une proportion de 6 % de son effectif salarié.

2. de bénéficier du soutien de l’AGEFIPH dans le cadre des « Actions pour l’Emploi des Etudiants Handicapés » (A2EH), ou du FIPHFP pour le secteur public. Par exemple, les étudiants accompagnés dans le cadre des services A2EH de l’AGEFIPH peuvent bénéficier d’un appui à la recherche de stage et d’une préparation à l’insertion professionnelle. Pour connaître le service A2EH le plus proche de chez vous, vous pouvez vous adresser à Droit au Savoir.

3. d'accéder aux formations en alternance (par le biais des contrats d’apprentissage et de professionnalisation).Par exemple, il n’y a plus de limite d’âge pour la conclusion d’un contrat d’apprentissage pour les jeunes reconnus travailleurs handicapés par la CDAPH ; des aides humaines, techniques et financières spécifiques existent en direction des personnes handicapées et des entreprises ; les candidats à l’emploi bénéficient du soutien des réseaux de placement spécialisés

4. d'accéder à des stages en entreprise, dans le cadre du dispositif légal de l’obligation d’emploi. Votre scolarité peut comporter, à l'initiative des établissements scolaires et universitaires, et sous leur responsabilité, des périodes de formation dans des entreprises, des associations, des administrations ou des collectivités territoriales en France ou à l'étranger. Ces périodes sont conçues en fonction de l'enseignement organisé par l'établissement qui dispense la formation. Elles sont obligatoires dans les enseignements conduisant à un diplôme technologique (Baccalauréat technologique, DUT, BTS…) ou professionnel (Baccalauréat professionnel, Licence professionnelle, Master professionnel…), et conseillées dans l’ensemble des formations du supérieur. L’employeur peut s’acquitter partiellement de l’obligation d’emploi en accueillant en stage des étudiants handicapées*, dans la limite de 2 % de l’effectif total des salariés de l’entreprise

*Applicable au titre de l’obligation d’emploi des années 2009 et suivantes, la durée du stage est égale ou supérieure à 40 heures, la convention de stage doit être jointe à la DOETH.

5. d'accéder à la fonction publique par concours aménagé ou...

Vos épreuves de concours sont aménagées, à la manière de vos conditions d’examens scolaires et universitaires (présence d’un secrétaire, temps de composition majoré d’un tiers, en salle isolée…)

...d'accéder à la fonction publique par recrutement contractuel spécifique à l’issue de vos études. Cette procédure dérogatoire, prévue par le décret n°95-979 du 25 août 1995, peut vous permettre d’accéder à la fonction publique sans concours.

6. De faire preuve de « transparence » envers votre tuteur de stage ou employeur potentiel. Le fait d’informer votre interlocuteur de votre situation permet de justifier des aménagements dont vous pourrez avoir besoin pour évoluer de manière satisfaisante en situation professionnelle. Il peut s’agir d’aménagements compensatoires du handicap, matériels, horaires, organisationnels…

Quelques remarques et conseils.

Certaines MDPH refusent le statut de « travailleur handicapé » aux jeunes en formation et étudiants en situation de handicap, puisqu’ils ne sont pas « immédiatement » disponible sur le marché de l’emploi : il leur est souvent proposé de reformuler cette demande à l’issue des études. Néanmoins, vous serez amené dans la majorité des cas à réaliser un stage en entreprise pour valider votre diplôme. De plus, vous souhaitez peut-être occuper un emploi lors des périodes de vacances scolaires et universitaires. N’hésitez pas à indiquer ceci dans la partie intitulé « Projet de vie » de votre dossier de demande MDPH !

Déposer votre demande dans les délais de vos projets. Le délai de traitement généralement constaté de votre dossier par la CDAPH est de 4 mois.

Parlez-en à votre médecin, puisqu’il sera aussi amené à se prononcer sur votre situation (votre demande comportera un dossier médical fourni par la MDPH à lui faire remplir).

N’ayez crainte des discriminations ! De plus en plus d’entreprises développent une politique d’intégration active, et connaissent les aides mobilisables pour accueillir un collaborateur en situation de handicap.

« Handicapé, ce n’est pas votre métier ! » Aucun employeur ne vous recrutera sous prétexte de votre statut, mais pour vos compétences.












http://www.droitausavoir.asso.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=50:rqth-pour-les-jeunes-en-formation-de-plus-de-seize-ans-et-etudiants-en-situation-de-handicap-passer-du-droit-a-la-realite-&catid=6:actualites&Itemid=3

mardi 23 mars 2010

Ordiscol :Site intéressant

ORDISCOL

www.ordiscol.fr

Une banque innovante d'exercices scolaires de français et de mathématiques pour la dyspraxie pouvant servir aussi pour les dyslexies, les troubles de l'attention ou simplement pour une révision.